Y'a Dieu sur MSN. Je suis en ligne, et je regarde fixement la fenêtre que j'ai ouverte avec lui en me demandant si je lui parle. Ce que je ferai pas, parce que je veux pas savoir qu'il m'a oublié, une fois de plus. Et aussi, je retomberai amoureuse de lui. C'est le genre gentil-drôle-taré-beau irrésistible. C'est à peine si je le croise au lycée, même si ca me fait toujours sursauter, mais c'est plus pareil. Il est beau, mais il est surtout pas pour moi.
Et le plus drôle, c'est que je les croise en train de parler tous ensemble, ils se connaissent. J'ai été bouche bée la première fois que je les ai vu. Genre quatre Dieux ensemble. A vouloir en crever. C'est pas grave, je tiens le coup.
J'ai même réussi à quitter MSN, là.
Je veux les vacances, vraiment. C'est trop épuisant. J'ai pas envie d'aller chez le médecin, je crois que je vais m'allonger et regarder un film. Et me laisser mourir. Oui, c'est bien ca. Je commence à en avoir vraiment marre de toujours faire la même chose. Ou alors vivre, pour de vrai, ce serait bien.
Je crois que je délire un peu, je dois avoir de la fièvre. Je crois que j'ai la grippe. Putain, c'est bien ma chance. C'est pas le bon moment > <.
Je finirai quand j'irai mieux. Je vais pas mieux, mais je finis quand même.
J'ai commencé Océan Mer, par celui qui a écrit Soie, c'est beau. Y'a des passages magnifiques, faudra que j'en copie un quand j'aurai le courage. Faudra que je relise Soie aussi, j'en ai aucun souvenir, qu'une impression générale, genre j'ai adoré. J'aime avoir que des vagues idées d'un livre que j'ai déjà lu, parce que je peux le redécouvrir, c'est comme tout recommencer à zéro.
Ca me donne tellement envie d'en écrire un, mais j'ai pas le talent pour, ni les idées, c'est pas faute d'essayer.
"Et puis la vie, elle ne se passe pas comme tu imagines. Elle va son chemin. Et toi le tien. Et ce n'est pas le même chemin. Alors... Ce n'est pas que je voulais être heureuse, non. Je voulais... me sauver de tout ça, voilà : me sauver. Mais j'ai compris tard de quel côté il fallait aller. On croit que c'est autre chose qui sauve les gens : le devoir, l'honnêteté, être bon, être juste. Non. Ce sont les désirs qui vous sauvent. Ils sont la seule chose vraie. Si tu marches avec eux, tu seras sauvée. Mais je l'ai compris trop tard. Si tu lui laisses du temps, à la vie, elle tourne d'une drôle de manière, inexorable : et tu t'aperçois que là où tu en es maintenant, tu ne peux pas désirer quelque chose sans te faire du mal. C'est là que tout se complique, il n'y a aucun moyen de s'échapper, plus tu t'agites, plus le filet s'emmêle, plus tu te rebelles, et plus tu te blesses. On ne s'en sort plus. Quand il était trop tard, c'est là que j'ai commencé à désirer. De toute la force que j'avais. Je me suis fait tant de mal, tu ne peux même pas imaginer.
Tu sais ce qui est beau, ici ? Regarde : on marche, on laisse toutes ces traces sur le sable, elles restent là, précises, bien en ligne. Mais demain tu te lèveras, tu regarderas cette grande plage et il n'y aura plus rien, plus une trace, plus aucun signe, rien. La mer efface, la nuit. La marée recouvre. Comme si personne n'était jamais passé. Comme si nous n'avions jamais existé. S'il y a, dans le monde, un endroit où tu peux penser que tu n'es rien, c'est cet endroit, c'est ici. Ce n'est plus la terre, et ce n'est pas encore la mer. Ce n'est pas une vie fausse, et ce n'est pas une vie vraie. C'est du temps. Du temps qui passe. Rien d'autre."
J'en crève tellement ce livre est beau, bien écrit, magnifique. Je pensais pas qu'il serait aussi bien et j'envie cet auteur au nom à consonance italienne dont j'arrive jamais à me souvenir.
J'ai triché, j'ai pris ce passage sur un site, mais n'empêche. <3
Quand je serai grande, j'aurai du talent et je ferai quelque chose que j'aime. En attendant, je fais ce qu'on me propose. Et si je suis jamais grande, je serai comme mes parents, une consommatrice vivant par substitution.
J'ai envie de parler à cette Fille, j'en meurs d'envie, parce que. Ca fait depuis cet été que je L'ai pas vu. Et qu'Elle était pas comme les autres, vraiment. Elle a un truc, on peut pas le nier. Ca fait bizarre d'y repenser comme ca. Du regard des quelques personnes à qui j'en avais parlé, qui a vachement changé depuis. Comme si elles se demandaient si j'allais pas leur sauter dessus. Merci, mais vous êtes pas mon type. Le pire, c'est ma meilleure amie qui m'évite depuis que je lui en ai parlé. Je lui en ai parlé bien après que ce soit passé, mais. Elle comprend pas. Et y'a rien entre Elle et moi, je veux dire, je lui parle de temps en temps, c'est moi qui ait un problème, c'est simple.
J'aimerai tout effacer et tout reprendre depuis le début, tellement.


